Sauvé de la drogue à coups de rosaires!

[ point evaluation5/5 ]1 people who voted
Đã xem: 613 | Cật nhập lần cuối: 2/6/2016 10:31:10 AM | RSS | Bản để in | Bản gửi email

Un ancien prisonnier, gangster et toxicomane à présent moine bénédictin et prêtre, vous y croyez? C'est l'histoire bien réelle du père Francis-Xavier Tran An que j'ai rencontré à La Vang dans la maison qu'il a fondée pour accueillir des drogués. Thérapie appliquée: rosaires et culture de bonsai!

 

Mais laissez moi d'abord vous raconter l'histoire de ce personnage très connu dans la communauté catholique vietnamienne.

 

Sur ses phalanges, quatre "T" sont tatoués. Quatre initiales vietnamiennes qui résument sa vie d'autrefois: argent (tiền), amour (tình), péché (tội), prison (tù). Né dans une famille aisée, Tran An a fait fortune dans le commerce d'or et d'antiquités. Fortune rapidement dépensée dans les excès de jeux, d'alcool et de drogue. Au  point d'en venir à vendre les biens de sa famille et d'entrer dans un gang. Ce dernier épidode lui vaut un an de prison pendant il est battu régulièrement et violemment et il apprend que sa petite amie s'est marié avec un autre. A sa sortie, il reprend ses activités criminelles.

 

Le tournant de sa vie, il le doit à sa mère. Un jour elle trouve à la maison en train de se droguer. La souffrance de sa mère était si profonde qu'elle l'a bouleversé. Il demande alors à Dieu de l'aider à s'en sortir. Son père l'envoie auprès d'un prêtre et deux ans plus tard, Tran An entre au monastère de Thiên An à Hué.

 

Les dix années de rosaires récités par sa mère ont porté leurs fruits. Sa famille et ses amis eurent du mal à croire à sa conversion et s'étonnaient encore le jour de son ordination.


Sauvé de la drogue à coups de rosaires!

Monastère de Thiên An - Huế (Photo: dulich.chudu24.com)

 

Le fils prodigue moderne, comme il se désigne lui-même vient d'inaugurer Huong Thien (Rose du ciel), un centre de réhabilitation pour drogués dans la province de Quang Tri, près du lieu des apparitions mariales de La Vang. Une vingtaine de jeunes récitent quotidiennement le chapelet et prennent soin d'un jardin japonais.

 

Mon cœur retient cette "morale de l'histoire": ne sous-estime pas le pouvoir de la prière et du chapelet en particulier, ni de l'amour maternel, ni l'amour de Dieu pour les pécheurs.



Anne-Raphaëlle

(octobre 2012)